Domaine Gérard seguin


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4 saisons à Gevrey Chambertin


Historique des 4 saisons : Historique 4 saisons

Dans cette rubrique, nous souhaitons simplement et pour chaque saison donner quelques informations de notre domaine, de ses investissements et de ses nouveautés.

L’actualité de la vigne et du vin est également évoquée,de cette façon, vous restez en contact avec la Bourgogne

   

 

 

 

 

AUTOMNE-HIVER 2016

Voici quelques nouvelles de Bourgogne : Il est rare de récolter deux années de suite un grand millésime : difficile de partager 2015 et 2016 au niveau de la qualité.

Après un printemps très pluvieux et la gelée du 27 avril, nous avons connu un superbe été qui s’est prolongé jusqu’à la fin des vendanges le 1er octobre.

Le volume récolté est encore plus faible que l’an passé, moins 30% en 2015 et moins 40% en 2016 par rapport à une année normale.

Vendangeurs 2016

 

Cette situation commence à causer de graves problèmes dans le vignoble, le cours des fermages (loyers) est inversement proportionnel aux récoltes. On en arrive à des situations où le loyer est supérieur à la valeur de la récolte et de nombreux vignerons sont découragés. L’Inter-Profession se penche actuellement sur le problème pour prendre en compte différents paramètres afin d’établir le cours des fermages en accord avec le Préfet.

Un abattement serait à l’ordre du jour si, comme ces années précédentes, des calamités dues aux intempéries (gel, grêle, etc…) venaient à sévir.

Pour notre domaine, la perte de ces deux années est d’environ 24 000 bouteilles, toutes appellations confondues. Ces pertes sont souvent encore supérieures chez de nombreux collègues.

La hausse des prix rencontrée chez tous les vignerons est consécutive aux déficits de récoltes successifs depuis 2010 et à une demande très importante du monde entier.

    

Pigeage pneumatique

Ces années de faibles récoltes vont avoir un impact sur toute la filière viticole : à titre d’exemple, les tonneliers ont enregistré en Bourgogne, des commandes de fûts inférieures de 30 à 50% par rapport aux années précédentes. Il en sera de même pour toutes les professions qui de près ou de loin travaillent avec la viticulture bourguignonne, un freinage important sur l’investissement devrait avoir lieu.

        

              Pascal et Amandine Décuvent                                                                        Ecoulement du Pressoir

Parallèlement, le vigneron ne pourra pas servir tous ses clients et il va faire des mécontents En ce qui concerne notre domaine, nous avons donné à chaque importateur ou cavistes une allocation de vin qu’il ne pourra pas dépasser Pour les clients particuliers, cela est plus compliqué à gérer et, quand les stocks seront épuisés, il faudra attendre le millésime suivant.

Tout cela est bien dommage au vue de la qualité du millésime 2015 qui génère une demande très importante.

Nous avons effectué, fin novembre, la mise en bouteilles des cuvées de Bourgogne Gérard et Chantal, des cuvées de Marsannay et Chambolle et d’une cuvée de Gevrey-Chambertin  « Les Crais » 2015.

                                                               

                          Mise en bouteille                                                                                    Descente des bouteilles en cave

                         

                                    Empilage des Chambolle 2015                                                                    Fin empilage

                

Toutes ces cuvées se dégustent déjà avec plaisir car les vins sont très fruités avec un potentiel impressionnant.

Nous avons soutiré, cette dernière semaine de décembre les autres vins que nous mettrons en bouteilles dans la semaine du 21 au 23 février 2017 en lune décroissante. Le soutirage a plusieurs objectifs : les vins 2015 séjournent depuis la vendange dans les fûts et il est nécessaire de les dégazer. En effet, la fermentation malactique produit du gaz carbonique qu’il faut éliminer en partie, nous soutirons donc à l’air le vin.

Les différents fûts de chaque appellation sont assemblés dans une cuve pour que le lot soit homogène de la première à la dernière bouteille.

Les vins reposent ensuite dans la cuve jusqu’à la mise en bouteilles. L’assemblage donnera de la complexité au vin.

Nous pensons qu’il est nécessaire de respecter un délai d’environ un mois et demi entre le soutirage et la mise en bouteilles pour obtenir une bonne turbidité qui évitera la filtration des vins, la fraîcheur aromatique s’en trouvera  préservée.

La totalité de nos vins 2015 sera donc disponible à partir de la première décade de mars.

Le millésime 2016 quant à lui poursuit son élevage en fûts, quelques fermentations malolactiques ont déjà commencé comme souligné précédemment, la qualité est aussi au rendez-vous pour ce millésime : les vins ont des robes très sombres, des nez très fruités avec quelques notes d’épices. La bouche est ample et profonde avec une longueur très importante. Il est encore nécessaire d’attendre pour voir l’évolution de ces vins après fermentations malolactiques, mais nous avons encore à n’en pas douter un très grand millésime.

Compte tenu des vendanges tardives et de la vinification qui s’est achevé fin octobre, nos travaux de taille ne sont pas encore très avancés en cette fin d’année. Une grande partie du mois de décembre a été consacrée à la commercialisation.

  

                                                                                              Prétailleuse

Nous avons cependant terminé les travaux de forage des trous de remplacements plus importants que l’an passé en raison des maladies du bois et du gel de printemps. En 2017, nous aurons à remplacer 1 150 plants.

                                                                  

                                                                                                        Forage des trous


Nous avons aussi procédé à l’épandage d’engrais organique pour nourrir les vignes après les intempéries printanières ; nous appelons cette technique, « le rendu au sol ».

 

Epandage de l'engrais

Nous sommes heureux et récompensés de notre travail avec la 15e  citation consécutive dans le Guide Hachette des Vins 2017 et le 3e Coup de Cœur en 10 ans.

Notre cuvée de Gevrey-Chambertin « 1er Cru Craipillot » 2014 reçoit le Coup de Cœur et notre Gevrey-Chambertin « Les Crais » 2014 reçoit une étoile dans le Guide 2017 ; pour en savoir plus, consultez notre site internet à la rubrique « distinctions ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis le mois de novembre, vous pouvez avoir des nouvelles de notre domaine sur notre Page Facebook ; n’hésitez pas à faire partager notre actualité à vos amis.

 

             

     Domaine Gérard Seguin

Nous espérons que 2017 sera une année un peu plus généreuse pour la vigne et les hommes qui la cultive. Aussi nous vous souhaitons à tous une très bonne année 2017 riche en bonheur, fertile en émotions avec une santé sans faille et des projets ou des rêves qui remplissent les pensées.

Trinquons à la nouvelle année.

Chantal, Jérôme et Gérard SEGUIN

 

 

 

Printemps été 2016

 

Lors de notre dernière intervention fin mars, nous déplorions un début de printemps maussade et un hiver qui n’avait pas été à la hauteur de nos attentes en terme de froid.

Dès le mois d’avril nous avons connu un temps mi-figue mi-raisin avec des pluies incessantes et une période de froid fin avril marquée par un épisode de gel le 27 avril alors que la vigne était déjà débourrée depuis 10 jours.

Les dégâts sont considérables et n’ont épargnés quasiment aucun village viticole Bourguignon.

Les parcelles gelées sont variablement touchées et de mémoire de vigneron, certains lieux-dits n’avaient jamais connus la gelée de printemps en particulier les hauts de Marsannay et de Chambolle ou les dégâts approchent les 100%. Nos parcelles n’ont pas été épargnées.

 

                                               

                Baguette gelée à Chambolle-Musigny                                Feuille déssechée, bourgeon gelé

 

Divers secteurs en coteaux à Gevrey dans les Grands Crus ont connus des dégâts.

Nos parcelles de Gevrey-Chambertin Vieilles-Vignes ont été touchées à environ 50%. Nous pourrons faire un bilan seulement après la récolte de cet épisode de gel.

Des passages de grêle en juin ont aussi endommagé les secteurs de Chassagne et Chablis déjà gelés par ailleurs.

Comme si ces dégâts ne suffisaient pas, la météo calamiteuse d’avril a duré jusqu’à fin juin avec des précipitations très importantes en mai qui ont contrarié notre travail dans les vignes. Les passages avec les enjambeurs étaient très délicats. Avec toute cette humidité, le mildiou s’est développé de façon exponentiel ; la lutte contre cette maladie nous occupe encore aujourd’hui et nous impose de rapprocher nos cadences de traitement de sulfatage. Encore une fois la lutte biologique a montré ses limites par rapport aux méthodes traditionnelles avec des produits systémiques et pénétrants.

Dans les vignes en lutte biologique couvertes de mildiou, la récolte sera faible ou inexistante.

 

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                                   Mildiou sur feuille                                                                                               Mildiou sur grappe

 

Heureusement, le mois de juillet a été très ensoleillé avec seulement un épisode pluvieux le 22 juillet.

Pour préserver le feuillage nécessaire à la maturité des raisins, nous allons encore faire un passage de sulfatage juste avant le 15 août.

Nous envisageons la date des vendanges vers le 25 septembre.

Une action a été engagée avec l’interprofession, les parlementaires et tous les responsables agricoles pour essayer de trouver des solutions et faire face à ces intempéries. De nombreuses exploitations vont rencontrer des problèmes de trésorerie suite à l’accumulation des mauvaises conditions climatiques qui se répètent depuis plusieurs années.

En effet, les volumes de vins disponibles n’étaient déjà pas très élevés, cet épisode de gel ne va faire qu’accentuer le problème.

Les cours du vin en très forte hausse ces dernières années vont-ils encore augmenter ?

La conséquence risque d’être désastreuse si le prix des fermages suit la même courbe : le vigneron même s’il ne récolte rien, comme cela risque d’être le cas cette année sera obligé de verser un fermage ou loyer à son propriétaire.

La demande est très forte et il est très difficile de prévoir ce qu’il va se passer.

Comme déjà souligné lors de notre dernière intervention, les prix du foncier viticole exercent une pression chez certains viticulteurs qui sont tentés d’arrêter leur activité et de vendre leur domaine pour faire cesser les difficultés rencontrées ces derniers temps.

Malgré le Brexit Britannique, la profession n’est pas trop inquiète des répercussions de celui-ci  mais reste attentive à ses conséquences.

Le Royaume Unis absorbe une quantité non négligeable de vin de Bourgogne et il semble difficile de croire que les consommateurs vont tourner le dos à notre production d’un jour à l’autre compte tenu de l’augmentation des prix consécutive à la dévaluation de la livre sterling.

Nos vins du millésime 2015 poursuivent leur élevage en fûts : à la dernière dégustation avec notre œnologue Bruno Michéa, nous avons été confortés dans nos appréciations antérieures à savoir que nous sommes en possession d’un grand millésime : Les couleurs sont sombres et intenses, la fraicheur aromatique est bien présente avec des notes de fruits rouges et noirs, les tanins sont déjà bien fondus et la longueur en bouche promet à ces vins une durée de garde importante.

Compte tenu de l’évolution gourmande de ces vins nous pensons effectuer une partie de la mise ne bouteilles de ce millésime fin novembre 2016 pour les cuvées de Bourgogne, Marsannay, Fixin et voir d’autres cuvées si celles-ci sont prêtes en terme d’élevage.

Nous en reparlerons en automne après les vendanges.

D’ici-là, bonnes dégustations et bonnes vacances.

                                                                                                Hiver-Printemps 2016

 

Nous voici arrivés à la fin de l’hiver et au début du printemps du moins nous l’espérons car la météo actuelle n’est pas brillante avec des pluies incessantes qui compliquent notre travail dans les vignes.

Après un automne-hiver très doux (+ 1° par rapport à la normale), le refroidissement des trois premières semaines de mars a retardé la reprise d’activités de la vigne.

Les périodes gélives ont été rares cet hiver et le thermomètre n’est jamais descendu en dessous de

- 5°. Nous avons connu un début d’année très pluvieux et les quantités d’eau relevées ont été bien supérieures aux moyennes de saison. L’hiver et le début du printemps se sont révélés bien gris avec un ensoleillement déficitaire particulier en février.

 

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La 155e Vente des vins des Hospices de Beaune a battu des records avec les vins du millésime 2015

malgré les attentats qui se sont déroulés la veille de celle-ci. Le manque de vin disponible et la qualité du millésime ont fait monter les cours en rouge et en blanc de + 37,3% par rapport à 2014.

La Bourgogne a actuellement la faveur des acheteurs et nous le constatons chaque jour au Domaine.

Une grande partie de nos vins du millésime 2014 sont déjà réservés.

Voici comme chaque année les commentaires de dégustations de notre œnologue Bruno Michéa concernant les vins 2014.

- Bourgogne « Cuvée Gérard » : robe brillante, nez encore fermé, la bouche est pleine, rustique et     persistante en finale.

- Bourgogne « Cuvée Chantal » : belle robe brillante, nez de fruits rouges, bouche élégante, souple et gourmande.

- Marsannay « En Batayart » : la robe est intense, le nez est ouvert et confit. La bouche est carrée à l’attaque avec un aspect cristallin et une finale précise.

- Fixin « La Place » : robe brillante, nez dominé par le fruit frais, la bouche es tendue, minérale en milieu avec une finale ample.

- Chambolle-Musigny « Derrière le Four » : belle robe brillante, nez fruité avec des notes boisées agréables. Bouche raffinée,  élégante avec la puissance qui arrive en finale.

- Gevrey-Chambertin « les Crais » : robe brillante, nez épicé dominé par le poivre, la réglisse. Bouche dense, pleine, fondue avec une finale grasse et enrobée, vin gourmand.

- Gevrey-Chambertin « La Justice » : jolie robe, le nez est ouvert sur de petits fruits rouges.  La bouche est minérale et précise avec une belle finale.

- Gevrey-Chambertin « Terroir du Domaine » : le nez laisse apparaître des notes empyreumatiques et complexes. La bouche est détendue, ample et charnue.

- Gevrey-Chambertin « Vieilles Vignes » : le nez est complexe avec du fruit noir, de la brioche et des épices. La bouche est pleine, dense en milieu avec une finale grasse et persistante.

- Gevrey-Chambertin « 1er Cru Craipillot » : nez de fruits noirs dominé par la réglisse. La bouche est masculine, sérieuse avec une finale bien structurée.

- Gevrey-Chambertin « 1er Cru Lavaux » : nez complexe et riche, bouche pleine, dense avec une base solide et des tanins très nombreux mais équilibrés par l’aspect salin en finale, grande persistance en bouche.

Tous ces vins ont fait le bonheur des acheteurs du monde entier venus pour les Grands Jours de Bourgogne qui ont eu lieu cette année du 21 au 24 mars. Nous avons fait la connaissance de nouveaux cavistes et importateurs intéressés par nos vins.

Cette manifestation organisée par l’interprofession a lieu tous les deux ans et attire de plus en plus de monde. En une semaine, il est possible de déguster tous les vins de Bourgogne, de Chablis à Macon en passant par la Côte de Beaune et la Côte de Nuits.

Le succès de cette manifestation montre que la Bourgogne fait envie en raison de la grande qualité de ses vins malgré les hausses de prix. André Ségala écrit à ce propos : « ce sont toutes ces facettes de la Bourgogne, celle d’un vignoble qui est à la fois unique et multiple, traditionnel et moderne, fort de ses valeurs, conscient de ses fragilités,  respectueux de son environnement, engagé pour sa durabilité, porté par mille voix qui donnent envie de vins de Bourgogne.

 

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Salon des jeunes Talents à Mercurey

Grands Jours de Bourgogne à Gevrey

 

Tous les vignerons sont satisfaits de la notoriété grandissante de notre région viticole de Bourgogne. En corollaire, cependant, l’augmentation du prix du foncier n’est pas sans poser problème en particulier pour les successions. Les valorisations sont telles qu’il est très difficile, voir impossible pour les repreneurs de dédommager des frères et sœurs sans vendre certaines parcelles.

Les investisseurs sont très nombreux, tant la Bourgogne fait rêver, ils sont prêts à mettre des sommes colossales pour devenir propriétaires de Grands Crus en Bourgogne.

Il ne faudrait pas oublier que la force de la viticulture de notre terroir est avant tout d’avoir des exploitations familiales à taille humaine. Le foncier est un problème crucial pour les prochaines années de notre vignoble. La Confédération des Appellations (CAVB), les sociétés d’aménagements fonciers doivent collaborer pour maintenir des références de prix qui permettent aux exploitations familiales de se transmettre.

Voici deux exemples de prix de transactions qui ont eu lieu récemment.

- L.V.M.H. a payé 100 millions d’euros pour l’acquisition de 8.7 hectares du Clos des Lambrays  à Morey-St-Denis.

- 2 ouvrées de Musigny (9 ares) ont été cédées à un négociant bourguignon pour 5 millions d’euros et combien d’autres exemples inquiétants…

 

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Clos des Lambrays et village de Morey-St-Denis

 

Nous espérons que les beaux jours vont arriver bientôt et qu’ils nous permettront d’oublier tous ces tracas. Actuellement, nous préparons les expéditions pour nos importateurs ; dans les vignes, nous terminons le liage des branches, il reste à remplacer les piquets de palissage et à effectuer les repiquages des plants.

Dans les semaines à venir, le travail va s’intensifier dans les vignes, nous sommes au stade gonflement du bourgeon et le débourrage de la vigne, si le temps est beau, devrait intervenir vers le 15-20 avril, soit une période encore assez précoce par rapport à ce que nous avons pu connaître par le passé (débourrages moyens vers les premiers jours de mai).

On ne peut donc pas nier le réchauffement climatique.

N’hésitez pas à nous prévenir de votre éventuelle visite au Domaine durant cet été.

Bonnes dégustations.

 

                                                                                                      

 
 
 



Domaine Gérard Seguin - 11 / 15 rue de l’Aumonerie - 21220 Gevrey Chambertin - Tél : 03 80 34 38 72 - Fax : 03 80 34 17 41 - Email : domaine.gerard.seguin@wanadoo.fr
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